Laïcité et identité nationale

Le gouvernement italien défend, devant la Cour européenne des droits de l’homme, la présence de crucifix dans les salles de classe de ses écoles publiques, après la plainte d’une mère qui y voit une affirmation impérieuse et prosélyte de la religion catholique. Sur RTL, Éric Zemmour a défendu la position italienne : « Si le crucifix de cette nation, qui s’est constituée tardivement, à l’ombre de la papauté, fait partie de leur identité nationale, au nom de quoi leur enlever ? »

On notera avec bonheur la référence à deux réflexes bien français : d’une part, évidemment, le sentiment répandu que les signes religieux n’ont rien à faire à l’école, donc si nous devions conseiller les Italiens, nous leur dirions d’enlever les crucifix, d’autre part, le refus de voir dicter la loi et la coutume nationales par des juges internationaux. Un général français aurait presque pu parler d’un « aréopage apatride, technocratique et irresponsable »…

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