Les catholiques, la droite et la gauche

ND du travail

Notre-Dame du Travail, Paris XIVe.

Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, la blogosphère catholique égrène ses bilans sur le mouvement de la Manif pour Tous contre le mariage pour tous.

Un fiasco si l’on s’en tient à l’objectif formel qui était le retrait du texte et si l’on considère les embardées ridicules (et humiliantes) des parties les plus radicales du mouvement d’opposition. Les optimistes corrigeront, à raison, en disant que la légalisation des PMA/GPA a tout de même été reportée sine die. Les romantiques se rappelleront, eux, les incroyables frissons procurés par les gigantesques manifs bleu-blanc-rose.

Sur le fond, on a bien vu que l’Église catholique, bien que volontairement en retrait par rapport au mouvement lui-même, a, en sous-main, largement suscité l’opposition à la loi Taubira, dès le 15 août 2012 avec la prière de Mgr Vingt-Trois. Les cloches de Saint-François-Xavier saluant les manifestants sur leur passage rappelaient clairement où se positionnait la hiérarchie ecclésiale dans toute cette histoire. Et ceux qui, comme moi, ont battu le pavé ont tous croisé de nombreux curés, les uns en K-way, les autres en soutane…

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Être Philinte plutôt qu’Alceste

Pour 2013, Henry Le Barde souhaite être « conservateur au possible. » Or comment être conservateur quand la société –et nous-mêmes– sommes en permanence tiraillés entre le Parti du Progrès et le Camp de la Réaction ? Et quitte à ne choisir aucun de ces deux partis, comme ne pas réinventer l’eau tiède en permanence ?

Chacune de ces cliques œuvre à « changer le monde » vers un destin meilleur : vers les rives rassurantes d’un passé trop vite oublié ou vers les lendemains qui chantent de l’émancipation perpétuelle. Le conservateur n’est ni indifférent, ni résigné, mais il conteste une chose majeure à ces deux camps : il refuse l’idée que les hommes puissent « corriger le monde » de l’intégralité de ses vices ou de ses travers.

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